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Pour citer cet article
François Mélou, Mélou Cécile. Virtue ethics in social work: a bridge to environmental ethics.. 2024. ⟨hal-04406489⟩
Résumé
Cet article est le fruit de recherches actions, et de discussions avec des travailleurs sociaux en formation. Un constat s’impose le monde du travailleur social subit des changements radicaux. Celui-ci devient le spectateur parfois impuissant de l’accroissement des inégalités, des vulnérabilités qui s’exacerbent sous l’effet des changements environnementaux. Pour faire face, l’éthique des vertus du travailleur social qui sous-entend humilité, considération et respect, le prépare à envisager un accompagnement qui n’exclurait pas la nature mais en ferait un élément à prendre en compte dans le quotidien des bénéficiaires. En effet, en développant une humilité acquise par la pratique et les difficultés d’un métier en mutation, il serait en mesure de faire les ponts entre ce que nécessite son métier et ce que requière un rapport à la nature empreint de respect.
Mots-clés : éthique, vulnérabilité, vertu, nature, humilité.
Abstract
This article is the result of action research and discussion with social workers in training. The world of the social worker is undergoing radical changes. The latter becomes the sometimes powerless spectator of increasing inequalities, vulnerabilities that are exacerbated by environmental changes. To cope, the ethics of the virtues of the social worker who implies humility, consideration, and respect, prepares him or her to consider an accompaniment that would not exclude nature but would make it an element to be taken into account in the daily life of the beneficiaries. Indeed, by developing a humility acquired through the practice and the difficulties of a changing profession, he or she would be able to bridge the gap between what is required by his or her job and what a relationship with nature full of respect requires.
Keywords: ethics, vulnerability, vertu, nature, humility.
Auteurs
François Melou est docteur en psychologie, membre du LAPPS, vacataire à l’IED Paris 8 et à l’ITS de Tours. francois.melou02@univ-paris8.fr
Cécile Mélou est agrégée en sciences médico-sociales, formatrice en travail social.
In memoriam James Angibaud (1936-2023), Psychologue jardinier.
L’éthique des vertus chez les travailleurs sociaux un pont vers une éthique de l’environnement.
« Les mauvaises nouvelles dont on nous bombarde chaque jour sur l’état de la planète nous incitent à prendre conscience d’une instabilité nouvelle de la nature. » (Latour, 2015 p.34).
Le changement climatique est devenu une source d’angoisse pour une partie de la population ; dans le champ du travail social les personnes accompagnées sont les plus sensibles aux effets des changements qui s’opèrent depuis plus de 30 ans. Les jeunes travailleurs sociaux sont en prise avec ce quotidien et doivent faire face à leur propre difficulté face à ces changements, tout en accompagnant les personnes vulnérables une nouvelle fois, premières victimes de ce monde qui change. Ils sont ainsi tiraillés entre leur propre anxiété et le désir d’agir, de faire collectif. Le concept éco-anxiété ne fait pas l’unanimité (Coffey et al, 2021,) défini comme « la douleur ou la détresse causée par la perte continue de réconfort et le sentiment de désolation liés à l’état actuel de sa maison et de son territoire ». L’éco-anxiété n’est pas reconnue comme un trouble à part entière, mais, pour l’American Psychological Association (APA) elle est une « peur chronique de la catastrophe environnementale » (Clayton et al., 2017, p.68 ), que l’on peut associer à une angoisse existentielle.
Une enquête du Royal College of Psychiatrists (2021) a mis en évidence que 57 % des psychiatres pour enfants et adolescents anglais, voient des jeunes angoissés par la crise climatique, l’évolution de l’environnement ; les jeunes travailleurs sociaux que nous formons et accompagnons dans leur parcours professionnel, se trouvent à la confluence des angoisses de leur génération et des répercussions des effets du changement climatique sur les populations les plus fragiles qu’il rencontrent sur le terrain ; les vulnérabilités sont potentialisées par les effets délétères de la crise climatique, qui se font plus cruellement sentir chez les plus vulnérables. Ils reçoivent également les angoisses des jeunes accompagnés au sein des MECS, des foyers. Face à cette situation alarmante (Jalin, 2022), l’évolution de notre environnement est devenue une préoccupation qui a un impact sur la santé mentale. La crise de la Covid -19 et ses confinements successifs ont entraîné des conséquences lourdes (Mélou et Gilbert, 2022) dont nous peinons encore à mesurer les effets négatifs. Cependant, il est ressorti de cette crise, pour cette jeune génération un désir plus fort de nature, et une prise de conscience de la nécessité d’Agir pour sauvegarder ce qui peut encore l’être de notre environnement, de la biodiversité.
Aux sources de notre réflexion.
Nous avons mené notre réflexion d’une part à partir d’observations participantes et de l’expérience de recherche action au sein de collectifs impliqués dans des actions sociales en lien avec l’environnement, et d’autre part lors des entretiens informels (Bruneteaux, et Lanzarini, 1998) avec des étudiants en dernière année de formations en travail social. Ainsi, lors des discussions et des échanges, la notion de leur responsabilité apparaissait comme fortement associée à un désir d’ action , une volonté d’intégrer l’environnement, la nature dans l’action sociale, l’accompagnement.
Cette génération de travailleurs sociaux est consciente de la tâche qui sera la leur ; de plus, le sentiment d’un système néolibéral qui écrase les plus vulnérables fait écho à la fragilité du monde qui nous entoure, en ce sens ils sont les héritiers de Bookchin (2016) et voient dans le capitalisme débridé les éléments d’un anti-écologisme. Certains font le choix d’une mobilisation au sein d’un collectif multi professionnel comme les jardins partagés qui incluent des jardiniers, des travailleurs sociaux, des psychologues, formant ainsi, une véritable communauté de pratique.
Ces acteurs de terrain pensent « l’entr’aide » (Krotpokine, 1938) comme le socle de leurs valeurs, sur lequel ils fondent leur éthique sans toujours en avoir conscience. A l’instar de Kropotkine (1921), ils voient majoritairement dans la justice le sens de leur action et de leur engagement. C’est par le collectif qui sociabilise les intelligences que se développe un espace commun de valeurs partagées, (Pelluchon, 2017), ce qui leur permet d’englober l’environnement. Ces travailleur sociaux acteurs de terrain sont les défenseurs d’une écologie sociale, conscients que la pauvreté, la précarité et les vulnérabilités trouvent leurs sources dans un capitalisme destructeur qui ne voit dans la nature qu’une variable, parmi tant d’autres, d’une équation économique. Une fois de plus, les plus fragiles sont les laissés pour compte du rapport de domination promus par l’ultra libéralisme, et les victimes collatérales de la marchandisation du vivant.
Les travailleurs sociaux et les vertus de l’action
« Notre faculté de percevoir la qualité dans la nature commence, comme un art, par le plaisir des yeux. Elle s’étend ensuite aux différentes étapes du beau, jusqu’à des valeurs non encore captées par le langage. » (Leopold, 2000, p.128). Il y a dix ans, nous observions des actions des travailleurs sociaux autour de l’environnement, mais celui-ci était généralement pensé comme un moyen de mette en œuvre de la citoyenneté, de l’éco-citoyenneté.
Ainsi, il pouvait s’agir d’organiser le tri des déchets au sein d’un foyer pour personnes polyhandicapées, ou de rendre acteurs des jeunes en situation de handicap mental et, par des sensibilisations à la biodiversité, de participer à une journée au développement durable. Puis, au fil des ans, nous avons des travailleurs sociaux fortement imprégnés d’écologie, d’une sensibilité à la nature comme enjeu de culture, et dernièrement devenus organisateurs de jardins partagés.
Certes, le jardin partagé s’inscrit dans une historie longue qui débute au XIXème siècle et dont il est une des nombreuses formes de jardins (Baudelet et al., 2008). De fait, il y a vingt ans les objectifs étaient d’assurer des récoltes, pour améliorer le quotidien alimentaire des personnes vulnérabilisées par les conditions économiques, et implicitement, promouvoir un rythme, une temporalité favorable à un retour vers l’emploi.
« Si la dimension sociale était première, il s’agissait tout autant de fournir un complément alimentaire aux plus démunis et de réinscrire potentiellement les bénéficiaires dans une démarche proactive de réinsertion professionnelle.» (Madame S., CESF , 25 ans d’expérience).
Réflexion par la pratique : le jardin un espace de recristallisation des solidarités
L’écologie sociale de Boochkin percute de plein fouet le concept de société liquide de Bauman (2013). Car si nous sommes mus par notre « seconde nature », la culture selon Boochkin (2020), cela nous place en porte à faux avec le monde naturel, ce qui est aggravé par la société du désengagement, de la labilité des interactions sociales et de l’instantanéité.
Quoi que nous fassions, nous ne pourrons faire face aux défis écologiques avec succès que si nous abordons dans le même temps les problèmes sociaux et les problèmes environnementaux. Dans les faits, les jardins partagés peuvent répondre à quatre objectifs. Le premier objectif est la reconnexion avec la nature par le contact avec la terre, le vivant. Le deuxième objectif est purement écologique et répond à la nécessité d’un développement durable.
Le troisième point est social, un lieu de lutte contre la déliance où se construit la reliance en faisant communauté (Bolle De Bal, 2003). Enfin, il s’agit d’un enjeu politique, d’un espace utopique où se met en œuvre une autre vision de la société (Basset, 2018, p. 114).
« Ce que l’on crée ici avec l’association et les habitants autour des « cabanes vivantes » en saule, de la biodiversité, du potager, c’est un projet utopique … il faut essayer parce que c’est une façon de montrer qu’il y a un autre chemin. » (Thomas C. 47 ans, « jardinier utopiste, créateur de biodiversité »)
Ainsi, nous avons pu participer à une recherche action sur le site d’un jardin partagé dans un Quartier Prioritaire Politique de la ville. Le jardin partagé est un espace commun sans parcelle, dont la visée est la culture de l’habiter durable (Den Hartigh, 2012).
Ce jardin et son verger ont été créés au pied des immeubles, avec pour objectifs de renaturaliser l’espace entre les immeubles, et participer à recréer de la biodiversité. Dans un premier temps, prendre à la nature « devrait passer par des actions ritualisées explicitant le sacrifice consenti par notre milieu et, lui offrir une réciproque, matérielle ou artistique ». (Boochkin, 2020).
Pour faire écho à la pensé de Boochkin, une cabane a été créée par un artiste à partir d’une souche, associant des enfants, des habitants autour d’un temps festif, en expliquant ce que nous devons à la nature dans une forme de don contre don. Cela faisait suite à la réalisation de cabanes vivantes en saule qui ont été créées avec des habitants, des enfants, qui ont pu les voir se couvrir de feuilles au printemps ; des plants de pommes de terre ont été cultivés sous pailles et ont fourni plusieurs kilogrammes de pommes de terre, grâce à l’implication d’habitants dans l’entretien et l’arrosage. Dans un deuxième temps, le jardin retrouve sa fonction de commun, de lieu d’entraide (Lagune, 2023, Ostrom, 2015), mais ne nous méprenons pas, c’est un lieu de vie avec ses altercations, ses discussions vives. Cependant, les conditions économiques, le coût de l’énergie et le retour de l’inflation sont des éléments qui orientent le jardin vers une source d’appoint alimentaire.
Forts de ces différentes expériences et de nos discussions, il nous apparait que les vertus du travailleur social sont les moteurs d’une intégration de l’écologie sociale dans l’action sociale. Dans cet espace de rencontre « déhiérarchisé », la solidarité entre les intervenants a pu se cristalliser sur la redynamisation naturelle d’un espace perçu comme infertile. Certes, la solidarité est le point central, mais, il n’en demeure pas moins que ce qui caractérise cet espace est sa multifonctionnalité ( Lardon et al., 2020). Elle induit des enjeux de sociabilité, par les décisions communes qui doivent être prises, par l’échange intergénérationnel vecteur de transmission et par la dimension éducative pouvant aller jusqu’à l’implication des écoles du quartier.
Ce point de convergence crée un microcosme dont le jardin est métaphoriquement une miniaturisation du jardin planétaire, ainsi «parler de jardin planétaire est une manière de prendre acte de ces trois constats et d’inviter à renouer avec les vertus du jardin en son sens premier, originel – des vertus telles qu’on y a projeté les idéaux de vie (faut-il rappeler qu’en persan, le jardin est dérivé d’un mot désignant le paradis…). » (Clément, 2018, p.63).
Ethique des vertus à l’usage des travailleurs sociaux
« Je suis végétarienne depuis 2 ans, j’essaye d’agir à mon échelle, mais moi, je n’impose rien, chacun fait ses choix… » ( A. 20 ans troisième année de DECESF).
L’Éthique dans son acception la plus descriptive, est affaire de croyances, d’attitudes, de valeurs, parfois d’émotions, mais surtout de normes qui concourent à orienter nos comportements (Desjardins, 2013). L’éthique des vertus ne se construit pas sur la moralité, ou sur des principes moraux rigides, mais sur les vertus du travailleur social par exemple. Pour faire advenir le bien, l’éthique des vertus met en avant la conscience qui prime sur la morale.
C’est bien par les actes que s’exerce l’éthique des vertus. La vertu pourrait être comprise comme « la disposition à faire la bonne chose pour la bonne raison, de la manière appropriée » (Annas, 2006, p. 516) et nous pourrions ajouter « en respectant la nature ». Les vertus ne sont pas figées, elles tiennent compte du contexte où elles s’exercent, si elles se forgent dans l’action, néanmoins, elles se modifient par le retour d’expérience.
Depuis Thoreau (1909), nous savons que nous devons développer les vertus de simplicité, d’intégrité et de faire une place à la générosité, à la sympathie et à la considération pour intégrer pleinement la nature dans nos décisions (Cafaro, 2002). Ce qui change le regard que l’on porte sur la nature, car l’on peut alors donner une valeur intrinsèque à la nature (Routley, 2019), c’est-à-dire reconnaitre une valeur à des propriétés intrinsèques.
Par exemple, une zone humide a une valeur intrinsèque en raison de sa santé, de sa biodiversité ou de son autosuffisance (Palmer et al., 2014). De ce fait, la nature se trouve détentrice d’une valeur morale dont nous devons prendre conscience et qu’il faut questionner avant d’agir. C’est en cela que l’humilité (Hill, 1983) est une réponse face à la nature, et la considération (Pelluchon, 2018) pour celle-ci implique de proposer des projets à taille humaine respectueux de la nature. L’humilité du travailleur social se construit dans sa rencontre avec les bénéficiaires et les difficultés psychosociales auxquelles il doit répondre lors de son accompagnement.
C’est une valeur qui nous semble importante à mobiliser pour aborder une éthique du travailleur social laissant pleinement sa place à la nature grâce à une vertu environnementale. Par conséquent, la considération fonde le rapport à l’autre par l’absence de jugement, l’altérité, ce qui permet au travailleur social de développer une sensibilité au vivant. Les jardins partagés deviennent des espaces d’exercice de ces vertus où la nature n’est pas qu’un simple outil d’accompagnement mais une entité à part entière que l’on doit intégrer avec ses spécificités.
Ainsi, le respect des cycles de la nature en est un exemple, tout comme la place laissée au vivant par une démarche zéro pesticides. Ces lieux intergénérationnels et interculturels permettent l’émergence de la solidarité, d’échanges entre plus jeunes et plus âgés.
« Nous avions un jardin en Tunisie, j’y allais avec mon grand-père, c’est lui qui m’a appris, je trouve cela bien tous ces enfants qui viennent… Tiens si tu veux je peux te donner une plante de tomate …mais » (Monsieur Z. 72 ans).
Il ne s’agit pas de défendre un écologisme béat et de voir dans les vertus l’unique ressort d’une l’éthique de la nature. Assurément, ces acteurs de terrain sont engagés par de fortes convictions dans ces projets. Cependant, les convictions n’excluent pas la responsabilité, car ce qui est parfois vu comme des éthiques antagonistes, en réalité elles forment un continuum.
En effet, la considération que nous devons avoir pour l’environnement induit une attitude de respect envers le vivant (Taylor, 1981), et donc une compréhension de nous-mêmes comme partie d’un tout dont nous avons la responsabilité morale et qu’il nous faut respecter pour donner à notre humanité toute sa valeur (Afeissa 2007).
Conclusion
Apporter une éthique des vertus incluant la vertu environnementale en formation, c’est développer les qualités intrinsèques du travailleur social, l’amener, par l’accompagnement, à faire émerger de nouvelles habitudes de pensée et d’action pour lui et chez les bénéficiaires ; c’est une façon de donner une place entière au plus fragile où la nature ne saurait être exclue, tant elle est pourvoyeuse de bien-être et d’apaisement.
Car qui mieux que ces jeunes sensibilisés aux changements climatiques, pour percevoir les impacts sur les populations les plus vulnérables et y faire face. Certes, les éducateurs en centre d’accueil pour demandeurs d’asiles, en centre d’hébergement d’urgence ont déjà pu constater les effets du changement climatique et la prise en charge des premiers réfugiés climatiques.
Les changements environnementaux ont des impacts psychosociaux (Clayton, 2014), ils créent des dislocations, des instabilités et dégradent la cohésion sociale (Clayton, 2019), mais altèrent aussi la santé mentale. L’éthique de la vertu environnementale se concentre sur la nature de l’acteur en particulier sur sa vertu (Reclus, 1905, p. 2) qui guide son action.
C’est un double défi qui attend ces jeunes professionnels qui, tout en prenant en compte leur propre inquiétude sur un futur incertain, devront prendre en charge des personnes frappées de plein fouet par une situation dont souvent ils n’ont pas conscience, tant leur quotidien est lourd. Il s’agit d’initier à mettre en place un mouvement d’entrelacement, dans les projets ouverts vers la nature, qui inclut une considération égale pour les bénéficiaires, le vivant et l’environnement (Roux-Rosier, 2020).
Alors à contre-courant de ce qui est proposé par les institutions, il nous semble que l’entr’aide par la mise en place de projets collectifs en lien avec la nature est une nécessité pour tous (Baudon et al., 2021), mettant en jeu les intelligences collectives, car « la guerre de chacun contre tous n’est pas la loi de la nature. L’entr’aide est autant une loi de la nature que la lutte réciproque » (Kropotkine, 1938, p. 48).
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